Le Directeur Général de l’Office National d’Indentification (ONI), Parbignalé Arsène Yoda a indiqué, ce lundi 13 juin 2016, que la crise de fourniture des passeports burkinabè a été résolue et désormais « il n’y a plus d’inquiétude » pour les demandeurs. C’était au cours d’une cérémonie de remise de passeports, organisée dans les locaux dudit office.

Le-directeur-général-de-lONI-a-rassuré-que-la-crise-est-loin-derrièreDes difficultés dues au non-respect des dispositions contractuelles vis à vis de l’Etat burkinabè du fournisseur canadien, avaient occasionné une rupture de la matière première servant à la personnalisation des passeports.

Aujourd’hui, l’impasse a été surmontée, rassure le Directeur Général de l’ONI, Parbignalé Arsène Yoda. « Nous avons reçu 27 129 livrets de passeports ordinaires, ce qui nous permet de rattraper le retard accusé », a-t-il dit.

En temps normal, 300 à 450 passeports sont personnalisés quotidiennement par son service de production, mais « dans l’optique de pouvoir évacuer les dossiers en instance, a fait savoir le Directeur Général, l’équipe travaille sans relâche, du lundi au samedi » et cette production est passée à plus de 500, en moyenne.

Une cadence qui a permis de traiter à ce jour, environ 10 000 dossiers, selon le chef de service de production, Amado Sini.

Pour Parbignalé Arsène Yoda, sauf les dossiers à problèmes, ceux réceptionnés entre mars et mai ont été évacués.

Et le Directeur de Production, Emile Sana, de rassurer les candidats au Hadj, les étudiants et toute la population qu’il n’y a plus de problème pour la délivrance des passeports.

« Le gouvernement travaille à éviter dorénavant de telles situations », précise également le Directeur Général.

Pourquoi le Burkina Faso ne produirait pas ses propres livrets de passeport ?

A la question,  Parbignalé Arsène Yoda a indiqué qu’à l’état actuel des technologies dont dispose le pays, cela n’est pas envisageable, car la conception implique un dispositif sécuritaire difficilement réalisable par une imprimerie ordinaire.

C’est fort d’ailleurs de toutes les mesures de sécurité présentes dans le passeport burkinabè que depuis plus de 10 ans, il est resté inviolable, a-t-il relevé.

Le chef de service de production Amado Sini (debout), expliquant le processus de personnalisation des passeports aux journalistes

Revenant également sur certaines rumeurs faisant état d’une augmentation du prix du passeport avec la reprise, le Directeur de Production rassure qu’il n’en est rien. La somme à débourser est toujours la même, à savoir 50 000 FCFA, a-t-il dit.

En rappel, pour une demande de passeport, le demandeur doit fournir un dossier comportant une demande de passeport timbrée à 200 FCFA, un certificat de nationalité, un casier judiciaire, un extrait de naissance, une CNIB légalisée et trois photos d’identité passeport fond blanc.

Mamady Zango

Burkina24

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